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Effet du réchauffement climatique sur les tourbières

Peatwarm vue générale
La plateforme permet d’éviter le piétinement de la végétation.
Peatwarm serres
Des petites serres permettent de réchauffer l’atmosphère et le sol.
Peatwarm mesures
Mesure de la physico-chimie de l’eau de nappe et des échanges gazeux (CO2 et méthane).
 
 
 

Les tourbières ont une importance capitale pour l’équilibre climatique mondial.  A l’échelle de l’hémisphère Nord, la tourbe, qui peut parfois atteindre une dizaine de mètres d’épaisseur, stocke une quantité non négligeable de carbone. On estime que les tourbières séquestrent presque 1/3 du stock mondial de carbone des sols et la moitié de celui de l’atmosphère, alors qu’elles ne représentent en superficie que 3% des milieux terrestres. Les tourbières accumulent aussi deux fois plus de carbone que toutes les forêts du monde.

Au-delà de leur dégradation en raison de l’exploitation pour le combustible fossile, ce piège à carbone est aujourd'hui mis en péril par les changements globaux liés au climat.

Site expérimental de Frasne

Avec le réchauffement climatique, les tourbières vont-elles perdre leur matière organique (tourbe) et devenir des sources de carbone (CO2 et méthane), ce qui risquerait de contribuer aux gaz à effet de serre? Pour répondre à cette question, un site expérimental a été équipé dans la tourbière de Frasne (Jura, France).

Pour simuler le réchauffement climatique, 12 placettes ont été sélectionnées. Six d’entres elles ont été équipées avec des serres à toit ouvert (OTC : Open Top Chamber) et les six autres sont considérées comme des placettes contrôle. Les serres entraînent une augmentation de la température d’environ 3°C par rapport aux placettes contrôle. Les 12 placettes sont équipées de capteurs de température, de piézomètres et d’installations permettant de mesurer le méthane et le CO2. De plus, des sachets à litières ont été mis en place afin d’étudier la décomposition de la matière organique. Des relevés de végétation et des mesures de productivité sont effectués régulièrement.

Premiers résultats: Le sol perd son carbone

  • La quantité de sphaignes – principale mousse pour la séquestration du carbone – diminue, alors que se multiplient des plantes vasculaires qui se décomposent plus facilement.
  • Les microorganismes du sol s’activent et émettent davantage de carbone dans l‘atmosphère par respiration.
  • Le changement de couverture végétale bouleverse les processus dans le sol (dégradation de la litière, compétition pour les nutriments).

Collaborations

Cette étude est réalisée dans le cadre du projet Peatwarm, financé par l'Agence nationale de la Recherche en France, en collaboration avec l'EPFL.

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