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Recherche sur les arbres en limite de forêt: expérience à long terme au StillbergContexte et questions soulevées dans la rechercheEn raison des siècles de pâturage, la limite de la présence d’arbres dans de nombreuses régions de montagne en Europe se situe plus bas que dans des régions demeurées intactes. Pour l’étude de la limite supérieure de la forêt, il est dès lors difficile de déterminer si c’est l’activité humaine ou des facteurs spécifiques liés à l’environnement qui sont responsables de la croissance ou de la survie des espèces d’arbres dans le voisinage de la lisière de la forêt. Le champ d’expérimentation du Stillberg, qui a fait l’objet d’un reboisement à grande échelle et qui se situe au-dessus de la limite actuelle de la forêt, nous offre la possibilité de contourner cette problématique. Dans le cadre d’un projet de recherche, nous examinons les questions suivantes:
MéthodesLe champ d’expérimentation du Stillberg d’une superficie de 5 hectares se situe dans le Dischmatal près de Davos. Il se trouve approximativement à l’altitude actuelle de la limite de la forêt (2075 m) pour son bord inférieur et s’étend jusqu’à 2230 m d’altitude. En 1975, environ 92’000 arbres de trois essences – mélèze (Larix deciua), pin de montagne (Pinus mugo ssp. uncinata) et arole (Pinus cembra) – y ont été plantés. Pendant 30 ans, les chercheurs ont mesuré la croissance et la mortalité de ces plantes. Nous avons exploité ces données portant sur une longue période par des méthodes statistiques (arbres de classification et de régression ainsi que différents modèles de régression multivariés) afin d’étudier si et dans quelle mesure la mortalité et la croissance des trois espèces d’arbres dépendent des différents facteurs environnementaux. Parmi ceux-ci figurent l’altitude, la couverture neigeuse, la vitesse du vent et l’ensoleillement. RésultatsPour les trois essences, les taux de mortalité étaient les plus élevés au cours des 15 premières années suivant la plantation. Le pin de montagne et l’arole présentent toutefois, sur toute la période de 30 ans, une mortalité assez élevée provoquée principalement par des champignons pathogènes provoquant la chute des aiguilles Phacidium infestans (uniquement arole) et Gremmeniella abietina. Il semble que les années au cours desquelles les arbres étaient entièrement recouverts de neige au printemps et donc particulièrement exposés aux attaques des champignons limitent considérablement la propagation de ces essences dans le voisinage de la limite de la forêt. Ceci montre que ce n’est pas la période qui suit la germination qui est particulièrement critique pour la survie, mais surtout la phase suivante qui peut fortement influencer les taux de mortalité.
Pour chacune des trois essences, la mortalité augmente nettement aux altitudes supérieures à environ 2160 m (fig. 2). Leur croissance diminue par ailleurs progressivement à mesure que l’altitude augmente.
Les trois essences présentaient généralement une mortalité plus faible là où le déneigement naturel est précoce au printemps (taux de survie le plus élevé en cas de déneigement naturel avant le 20 mai (140ème jour)). La croissance optimale intervient, en revanche, avec un déneigement naturel légèrement plus tardif aux alentours du 145ème au 150ème jour (fig. 3).
Tout au long de cette période de 30 ans, le moment du déneigement naturel a été le facteur le plus important déterminant la mortalité. L’altitude, en revanche, avait la plus grande influence sur la croissance. En dépit de la hausse des températures de l’air pendant la période d’observation, l’altitude est restée la principale variable environnementale pour la croissance et le deuxième facteur le plus important influençant la mortalité des arbres. Ceci indique que l’augmentation de la température n’atteint pas encore un niveau suffisant pour améliorer déjà de manière déterminante la croissance et la survie des arbres. Par contre, plus les arbres sont vieux, plus l’influence du vent agit sur leur survie et leur croissance. Cela peut s’expliquer par le fait que des arbres de plus grande taille sont davantage endommagés mécaniquement par le vent et les amoncellements de neige. Conclusions
TeamIgnacio Barbeito (SLF) Melissa Dawes (SLF) Christian Rixen (SLF) Peter Bebi (SLF) Josef Senn (WSL) More information of this study at:http://www.esajournals.org/doi/abs/10.1890/11-0384.1
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