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Dynamique de la végétation: placettes permanentes dans le Parc nationalDepuis
la création du Parc national suisse en 1914, un des objectifs principaux de la recherche en botanique a toujours
été le suivi à long terme du développement de la végétation. A cet effet, le
botaniste Josias Braun-Blanquet a aménagé une trentaine de placettes
permanentes entre 1917 et 1921. Son successeur, Balthasar Stüssi, a poursuivi
cet effort, et en 1939 le réseau comptait plus de 160 placettes. Les relevés pratiqués à intervalles plus ou moins réguliers nous permettent aujourd’hui de faire des constats précis au sujet du développement à long terme de la strate herbacée haute, des prairies grasses, des pâturages secs et gras, ainsi que des communautés végétales forestières.
En 1921, on ne trouvait en moyenne qu’une douzaine de plantes différentes au mètre carré dans les prairies grasses. En 2005, le nombre d’espèces était passé à 39, soit plus du triple. Cette augmentation est probablement due à l’action du gibier. En broutant de préférence les plantes les plus hautes, les cerfs permettent à de nombreuses espèces végétales à tige courte d’accéder à la lumière et donc de se développer. A l’heure actuelle, les chercheurs du WSL recensent sur les prairies une très grande diversité végétale, dont un grand nombre d’espèces nouvelles par comparaison au début du siècle dernier. Outre les placettes établies pour suivre les différents types de végétation présents dans le Parc, d’autres placettes permettent d’observer la dynamique de population de certaines espèces:
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