Link zu WSL Hauptseite Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL
 
Durée: 2011 - 2019

Une plantation expérimentale de 6 essences exotiques

Un projet de coopération internationale entre plusieurs instituts de recherche et universités (Direction du projet : LWF Bavière)

Versuchsfläche Mutrux
Qu’est-ce qu’une essence exotique?

Une essence exotique est une essence qui est introduite dans un territoire ou elle ne pousse pas naturellement. Les essences exotiques doivent être plantées, mais peuvent ensuite se régénérer naturellement. Un synonyme d’essence exotique est essence introduite, en opposition aux essences indigènes.

  Zedern-Stangenholz Suchy  
  Fig. 1: Perchis de Cèdres à Suchy (VD)  
Pourquoi faire pousser des essences exotiques?

Depuis des siècles, les passionnés de botanique, jardiniers et forestiers plantent de manière expérimentale des essences exotiques dans les parcs, les jardins et les forêts. Cet engouement était motivé par l’attrait et l’admiration que suscitaient ces essences inconnues, et également par les grandes attentes économiques de ces essences à croissance rapide et à forte production ligneuse. La plupart des introductions d’essences n’a pas fonctionné. Peu sont utilisées aujourd’hui en plantation : Par exemple, à l’échelle mondiale, le Pin de Monterey (Pinus radiata) ; chez nous le Douglas (Pseudotsuga menziesii) et le Chêne rouge d’Amérique (Quercus rubra). En Suisse, il existe aussi des plantations expérimentales de Cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica) (Fig. 1).
Aujourd’hui les essences exotiques suscitent à nouveau l’intérêt, puisqu’elles représentent une alternative à certaines essences importantes économiquement qui supportent mal le changement climatique, comme l’Épicéa (Picea abies). Les essences de substitution qui sont alors recherchées sont des essences aux propriétés similaires, mais tolérant un climat plus chaud et plus sec.

Quel but poursuit le projet „Essences exotiques“?

Le but du projet est de tester l’aptitude de 6 essences exotiques prometteuses mais encore peu connues à pousser dans un climat plus chaud et plus sec. Il convient alors également de déterminer si les racines des essences exotiques sélectionnées sont suffisamment colonisées par les mycorhizes dans les surfaces de plantation choisies.

Quelles méthodes sont employées?

Le projet se base sur un essai cultural sur le long terme. Cinq plantations expérimentales ont été implantées en Allemagne, en Autriche et en Suisse. En Suisse, la plantation se trouve près de Mutrux (Canton de Vaud). Plus d’informations sur les méthodes de recherches peuvent être trouvées ici.

Résultats attendus et pertinence pratique

L’expérience permet d’évaluer et de comparer les capacités de survie, de croissance, et de résistance aux maladies et parasites des différentes essences, ainsi que d’observer dans quelle mesure leurs racines sont mycorhizées.
Dans quelques années découleront du projet des recommandations culturales pour les différentes essences. Les résultats seront de plus en plus fiables au fur et à mesure que la durée d’observation augmentera.
Il ne s’agit pas de remplacer les essences indigènes de Suisse par des essences exotiques, mais plutôt d’enrichir des peuplements existants avec de nouvelles essences déjà testées mais encore absentes des forêts suisses, sur de petites surfaces.

Publications

Brang P, Pluess AR, Bürgi A, Born J. 2016: Potentiel des essences exotiques dans le contexte de l'adaptation aux changements climatiques. In: Pluess AR, Augustin S, Brang P. (Réd.), Forêts et changements climatiques. Éléments pour des stratégies d'adaptation. Berne, Office fédéral de l'environnement OFEV; Birmensdorf, Institut fédéral de recherches WSL; Berne, Stuttgart, Vienne, Haupt. 391-411.

Brang P, Ninove C. 2015. Une plantation expérimentale comprenant six essences exotiques. Schweiz Z Forstwes. 166: 45-47. http://dx.doi.org/10.3188/szf.2015.0045

Lévesque M, Rigling A, Brang P. 2015. Réponse à la sécheresse de conifères indigènes et exotiques: une étude dendroécologique. Schweiz Z Forstwes 166: 372-379. http://dx.doi.org/10.3188/szf.2015.0372

Nikolova P, Bürgi A, Egli S, Brang P. 2016. Schlussbericht des Projektes Gastbaumarten im Forschungsprogramm Wald und Klimawandel. Birmensdorf, Eidg. Forschungsanstalt für Wald, Schnee und Landschaft WSL. 52 S.

Spellmann H, Brang P, Hein S, Geb M. 2015. Grosse Küstentanne (Abies grandis Dougl. ex D. Don Lindl.). [Kapitel 4.1] In: Vor T, Spellmann H, Bolte A, Ammer C (eds) Potenziale und Risiken eingeführter Baumarten. Baumartenportraits mit naturschutzfachlicher Bewertung. Göttinger Forstwissenschaften. Band 7. Göttingen, Universitätsverlag. 29-46.

Spellmann H, Weller A, Brang P, Michiels H-G, Bolte A. 2015. Douglasie (Pseudotsuga menziesii (Mirb.) Franco). [Kapitel 4.12] In: Vor, T.; Spellmann, H.; Bolte, A.; Ammer, C. (eds) Potenziale und Risiken eingeführter Baumarten. Baumartenportraits mit naturschutzfachlicher Bewertung. Göttinger Forstwissenschaften. Band 7. Göttingen, Universitätsverlag. 187-217.

Financement

La part suisse du projet est financée via le programme de recherche Forêt et Changements Climatiques du BAFU et du WSL, ainsi que par une contribution du Canton de Vaud.

 
Contact

Peter Brang
peter.brang@wsl.ch
Tel. 0041 (0)44 739 24 86

Mots-clés Sylviculture, Essences forestières, Changement climatique, Parcelles expérimentales, Expériences sur le terrain

 

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