Link zu WSL Hauptseite Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL
 

Publications


Yves Bühler, Marc Christen, Julia Kowalski, Perry Bartelt (2011): Sensitivity of snow avalanche simulations to digital elevation model quality and resolution. Annals of Glaciology 52(58), pp. 72-80.

Bühler, Y.; Christen, M.; Margreth, S. & Bartelt, P. (2010): Simulation und Visualisierung von Lawinen im dreidimensionalen alpinen Gelände. Geomatik Schweiz, 108, 410 - 413

Bühler, Y.; Hüni, A.; Christen, M.; Meister, R. & Kellenberger, T. (2009): Automated detection and mapping of avalanche deposits using airborne optical remote sensing data. Cold Regions Science and Technology, 57, 99 - 106

Christen, M.; Kowalski, J. & Bartelt, P. (2010): RAMMS: Numerical simulation of dense snow avalanches in three-dimensional terrain. Cold Regions Science and Technology, 63, 1 - 14 

Dozier, J.;  Green, R; Nolin, A. & Painter, T. (2009): Interpretation of snow properties from imaging spectrometry. Remote Sensing of Environment, 113, 25 - 37

Lehning, M.; Voelksch, I.; Gustafsson, D.; Nguyen, T.; Staehli, M. & Zappa, M. (2006): ALPINE3D: a detailed model of mountain surface processes and its application to snow hydrology. Hydrological Processes, 20, 2111 - 2128

Schweizer, J.; Kronholm, K.; Jamieson, J. & Birkland, K. (2008): Review of spatial variability of snowpack properties and its importance for avalanche formation. Cold Regions Science and Technology, 51, 253 - 272

Warren, S. (1982): Optical properties of Snow. Reviews of Geophysics and Space Physics, 20, 67 - 89

Links

Télédétection - Pour voir les choses de haut

Fernerkundung1

Les capteurs de télédétection embarqués sur des avions ou des satellites peuvent colleter des données continues sur de grandes surfaces, même dans des régions accidentées. Ces caractéristiques en font des outils précieux pour l'étude des conditions nivologiques et des dangers naturels.
Les instruments de télédétection peuvent être répartis en trois groupes :

Les capteurs optiques (passifs) mesurent la lumière du soleil réfléchie par la surface terrestre dans différentes longueurs d'onde, et peuvent ainsi collecter d'intéressantes informations sur les propriétés chimiques et physiques superficielles des objets. De telles données sont en général relativement simples à interpréter, avec une très haute résolution spatiale. Cependant, ces capteurs ne voient pas à travers les nuages et ne peuvent donc être mis en œuvre par mauvais temps.

Les capteurs radars (actifs) envoient des ondes radio et mesurent la proportion réfléchie par la surface terrestre. Ces ondes peuvent traverser les nuages, et collecter des données par ciel couvert. De plus, les grandes longueurs d'onde pénètrent également dans les matériaux comme la neige, et livrent ainsi des informations importantes sur les couches plus profondes. Cependant, les données radars sont relativement difficiles à interpréter, et il est indispensable de poursuivre les recherches dans ce domaine.

Les capteurs LiDAR (actifs) envoient des ondes dans la plage visible ou proche infrarouge du spectre électromagnétique, et mesurent le temps nécessaire pour l'aller-retour jusqu'au sol. Ceci permet de constituer des modèles très précis de la surface du terrain. Cette technologie ne peut être mise en oeuvre que depuis les avions et hélicoptères ; elle est donc limitée à de petites zones.

Le SLF utilise la télédétection entre autres pour les applications et thèmes de recherche suivants :

Modèles numériques de terrain

DTM

DEM (Digital Elevation Models ou modèles numériques de terrain) et DSM (Digital Surface Models ou modèles numériques de surface) sont la base de la simulation des mouvements de masse tels que les avalanches, les coulées de boue ou les chutes de pierres avec le modèle RAMMS (Christen et coll. 2010) et pour beaucoup d'autres applications de recherche. Nous étudions différentes technologies pour la constitution de modèles précis de terrain en haute montagne comme LiDAR ou la corrélation photogrammétrique. Sur les sites d'essai alpins de Wannengrat, Davos et Dorfbach, vallée de Zermatt nous testons différentes méthodes pour créer des modèles de terrain, et vérifions leur précision. Nous étudions également les effets de la qualité et de la résolution de ces modèles sur les résultats des simulations (Bühler et coll. 2011).

Cartographie des avalanches

avalmap

Les informations actualisées sur les déclenchements d'avalanche sont essentielles pour la prévision et la recherche. Après des événements extrêmes comme ceux de l'hiver 1999, des capteurs de télédétection peuvent être mis en œuvre pour cartographier les phénomènes sur des surfaces étendues. Ce sont surtout la distance d'écoulement, les zones de départ et les hauteurs de dépôt qui présentent un grand intérêt. Les nouveaux procédés de reconnaissance automatique des cônes d'avalanches permettent de dépouiller rapidement et efficacement ces quantités énormes de données (Bühler et coll. 2009). Ces informations sont également importantes pour l'évaluation et l'étalonnage des modèles de dynamique des avalanches.

Variabilité à petite échelle de l'épaisseur du manteau neigeux

Les informations sur la hauteur de neige et sa variabilité spatiale sont fondamentales pour de nombreuses applications en recherche nivologique, notamment pour les études sur la formation des avalanches ou la répartition de la neige (Schweizer et coll. 2008) ainsi que pour l'hydrologie (Lehning et coll. 2006). Aujourd'hui, la hauteur de neige est mesurée surtout ponctuellement par les stations automatiques ou par des observateurs. Cette approche ne permet pas d'appréhender les variations spatiales en terrain montagneux. Nous testons des méthodes de télédétection pour la collecte continue des hauteurs de neige sur des grandes surfaces, et évaluons leur potentiel pour les intégrer dans des prestations déjà existantes comme les prévisions d'avalanche ou les prévisions de débit de fonte.

snowheight

Représentation tridimensionnelle de la hauteur de neige, issue de données scanner par avion dans la région de Wannengrat, Davos GR.

Cartographie des types de neige

La réflexion des rayons du soleil dans le proche infrarouge dépend fortement des caractéristiques de la neige, notamment la taille des grains (Warren 1982). La neige ancienne à gros grains et la neige humide apparaissent beaucoup plus sombres sur l'image que la neige soufflée à grains fins. C'est pourquoi des instruments de télédétection optique peuvent être utilisés pour différencier différents types de neige (Dozier et coll. 2009). Nous testons l'adéquation des capteurs embarqués sur des avions ou satellites pour la cartographie des types de neige.

snowtype

Le même secteur enneigé, tel que nos yeux le voient, et tel que le capteur l'analyse dans le proche infrarouge (invisible pour nous).

Contact