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Description et photographies des principales formes traditionnelles d'utilisation de la forêt
Le bois en tant que matière première, matériau de construction et de chauffage a joué un rôle essentiel bien au-delà du début du XXème siècle (Fig. 1). La forêt n’était toutefois pas seulement vouée à l’abattage d’arbres. Il était bien davantage un pâturage, un lieu qui fournissait aux hommes et aux bêtes de quoi se nourrir, de la litière pour le bétail et des matières premières pour l’artisanat et l’économie domestique. Les principales utilisations traditionnelles brièvement présentées ci-dessous ont fait l'objet d'une publication en allemand: Martin Stuber; Matthias Bürgi 2011: Hüeterbueb und Heitisträhl. Traditionelle Formen der Waldnutzung in der Schweiz 1800-2000. Bristol-Schriftenreihe, Bd. 30. Haupt, Berne. Sauf mention contraire, les photos présentées ici ont été aimablement mises à notre disposition par les archives de la Société Suisse des Traditions Populaires (SSTP) à Bâle. Cliquez sur les photos pour les agrandir. FourragePâturage
en forêt: Le
sylvopastoralisme était la règle dans toute la Suisse jusque vers la fin
du XVIIIème siècle. En bien des endroits, la valeur économique des forêts
résidait moins dans la production de bois que dans le pâturage, en
particulier pour l’engraissage des porcs, qui fut longtemps presque
exclusivement cantonné en forêt. Le pacage des chèvres et des moutons se
maintint encore davantage. Sur le Plateau, les pauvres et les sans-terre
menèrent leur petit bétail en forêt jusqu’à la fin du XIXème siècle. Dans
les Alpes et dans le Jura, la présence de chèvres et de moutons en forêt
fut même répandue jusqu’au milieu du XXème siècle (Fig. 2, 3 et 4). LitièreFeuilles
et aiguilles: Celles-ci
furent largement utilisées en guise de litière pour le bétail (Fig. 8).
Dans son manuel "L’instituteur en forêt", Kasthofer posait en
1828 au nom de la population alpine la question rhétorique
suivante : "... où
voulez-vous que nous trouvions de la paille pour épandre dans nos étables
et pour fumer nos prairies et nos pâturages, si nous ne pouvons pas
ratisser les feuilles mortes en forêt? Nous autres gens de la
montagne, ici où les hivers sont si longs, ne pouvons guère cultiver des
céréales. Nous n’avons donc pas de paille pour nos bêtes et à peine assez
pour notre propre lit." L’utilisation
de la litière était si répandue que Kasthofer ne connaissait pas une seule
hêtraie dans l’Oberland bernois "qui
n’ait été débarrassée d’un bout à l’autre de toutes ses feuilles mortes."
Cette pratique se poursuivit jusqu’au XXème siècle, et ce n’est que
l’arrivée du chemin de fer qui permit de généraliser l’utilisation et le
transport de paille, et donc de se passer de la litière forestière. Sustances tirées du boisCendres: Le linge était lavé avec une lessive
fabriquée à partir des cendres de bois de cheminée (Fig. 10) La résine était aussi
utilisée pour allumer le feu, jointer des planches, traiter les blessures d’arbres
fruitiers, ou, mélangée à du suif, comme cirage. En raison de ses
propriétés antiseptiques, elle faisait également partie de l’arsenal thérapeutique
populaire pour produire d’innombrables pommades, onguents et cataplasmes. Les mains gercées et les blessures au pied du bétail étaient soignées avec de l’huile de résine, que l’on extrayait par cuisson des racines de pins sylvestres. Lorsqu’un paysan tuait le cochon, on diluait de la résine dans l’eau de lessivage pour faciliter l’arrachage des soies. CombustibleCônes de sapin: Les cônes étaient ramassés pour allumer le feu (Fig. 14). Matière premièreBardeaux: Dans de nombreuses régions, les toits
étaient traditionnellement couverts de bardeaux en bois (Fig. 15 et 16)
Pour en savoir plusLe projet de recherche sur les utilisations traditionnelles de la forêt a été lancé en 2005. Il s'est conclu le 27 mai 2011 par le vernissage d'un livre et d'un film documentaire au Musée de l'habitat rural à Ballenberg. Ce projet a été principalement financé par la Fondation Bristol. |