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Les arbres se flétrissent-ils en cas de sécheresse?

WSL Elena Gelbe Kisten
Une doctorante du WSL mesure la quantité de vapeur d'eau qui s'échappe des stomates - les pores des feuilles - des semis de différentes espèces d'arbres.
 
WSL Eiche-Keimling
Les glands des chênes contiennent de grandes réserves et germent en automne. En Valais, où les chercheurs du WSL travaillent souvent, les petits chênes peuvent utiliser les pluies d'hiver. Ils surmontent mieux les périodes de sécheresse que les pins sylvestres, par exemple, car ceux-ci germent au printemps, quand le temps est souvent très sec en Valais. En cas d'extrême sécheresse en été, les jeunes pins meurent plus souvent que les chênes.
 
WSL Absterben Wallis
Après une longue période de sécheresse extrême, le dépérissement des pins sylvestres en Valais se remarque bien, car il touche de larges étendues de forêt.

La réaction d'un arbre à la sécheresse dépend fortement de l’espèce et du climat auquel elle est adaptée.

Lorsqu’une période de forte sécheresse dure très longtemps, de nombreuses essences (notamment hêtres, pins) perdent une partie de leurs feuilles ou aiguilles. C’est surtout dans le cas des feuillus qu’on a l’impression que l’automne commence déjà au mois d’août. En réduisant la surface par laquelle ils pourraient perdre de l’eau, ils se protègent du dessèchement.

Dans les régions sèches de notre planète, comme les savanes, de nombreux arbres perdent tout leur feuillage durant les périodes sèches régulières. Cela signifie qu’ils se comportent en cas de sécheresse comme les arbres chez nous en hiver.

Les essences de Suisse ne peuvent cependant pas simplement perdre la quantité de feuilles désirées. Ils en ont besoin pour la photosynthèse, c’est-à-dire pour produire des sucres à l’aide de la lumière solaire, et ainsi se nourrir. C’est pourquoi les feuilles qui restent sur l’arbre peuvent réellement se flétrir par forte sécheresse, lorsque l’eau n’arrive plus jusqu’à elles. On peut l’observer parfois dans nos forêts en été lorsque les feuilles ou aiguilles se teintent de rouge ou de brun bien avant l’automne.

La sécheresse est assurément un problème pour les semis, c’est-à-dire les bébés arbres. Ils n’ont encore stocké que très peu d’énergie, et leurs racines ne s’enfoncent pas assez pour atteindre les réserves d’eau profondes en cas de sécheresse. C’est pourquoi de petits arbres d’un an ou deux se flétrissent beaucoup plus vite que des gros arbres d’un certain âge.

Comme des ballons remplis d’eau

Seules les parties molles des plantes qui gardent leur forme en raison de la pression interne de l’eau, comme des ballons remplis d’eau, peuvent se flétrir. Lorsque les cellules végétales contiennent trop peu d’eau, elles se fripent. Si cet état n’est que de courte durée, la cellule peut se remplir à nouveau et se rétablir. Après un flétrissement trop long, elle ne peut plus reprendre son travail et elle meurt. Les aiguilles et les troncs peuvent également perdre de l’eau.

Au WSL...

... les chercheurs ont découvert que certaines essences s’en tirent mieux que d’autres avec la sécheresse. Parmi celles-ci le pin noir originaire des régions méditerranéennes et aussi en partie les douglas introduits depuis le nord-ouest de l’Amérique. Les épicéas, mélèzes et pins originaires de Suisse sont plus sensibles à la sécheresse. Si celle-ci devient trop importante avec les changements climatiques, on peut se demander si les forestiers du Plateau doivent planter des essences robustes de ce type. C’est ce que les scientifiques essaient de déterminer.

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