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29.04.2013 Suisse: pas de pénurie d’eau malgré le recul des glaciers
Lors de la conférence de presse annuelle du Domaine des EPF, le directeur du WSL, Konrad Steffen, a parlé au sujet de La Suisse, château d’eau de l’EuropeLa Suisse est le château d’eau de l’Europe: un peu plus de quatre fois la quantité d’eau équivalente à une année de précipitations (146 cm par an en moyenne) est stockée dans ses lacs, ses eaux souterraines, ses champs de neige, ses glaciers et ses cours d’eau. La Suisse renferme ainsi plus de 6% des réserves d’eau douce du continent, alors qu’elle n’occupe que 0,6% de sa surface. Quelque 200 lacs d’accumulation fournissent 30% du courant électrique qu’elle utilise. Ces lacs d’accumulation remplissent une autre fonction importante, à savoir réguler les débits des cours d’eau de manière à éviter les inondations. Des simulations et des tests sont menés à cet égard au sein du Laboratoire d’hydraulique, d’hydrologique et de glaciologique (VAW) de l’ETH Zurich. Le Professeur Konrad Steffen, directeur de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) est convaincu que cette fonction de régulation gagnera encore en importance. «Alors qu’avec le changement climatique les glaciers ne pourront plus remplir dans la même mesure leur fonction de stockage et de réserve d’eau pour l’été, on compte sur les barrages de retenue pour compenser, du moins en partie, cette diminution. Et l’importance de ces derniers pour le stockage de l’eau lors de fortes précipitations ira elle aussi croissant». Malgré le changement climatique, la Suisse conservera globalement ses surplus d’eau. «Nos simulations montrent que les réserves diminueront, mais aucun modèle ne conclut à leur disparition, et le débit total devrait rester à peu près constant. Au niveau régional et au niveau des saisons, toutefois, l’effet du réchauffement devrait se faire sentir. Les débits devraient s’accroître légèrement en haute altitude, et fortement diminuer au Tessin,» précise Konrad Steffen. La neige commençant à fondre plus vite du fait de la hausse des températures, les pointes de débit interviendront plus tôt dans l’année. Mais on continuera bien sûr à connaître des années atypiques. «Presque partout, on a vu des chutes de neige plus abondantes que la normale cette année, commente Konrad Steffen. Le week-end des 20 et 21 avril, par exemple, la neige a persisté jusqu’en plaine. Les événements extrêmes restent et resteront possibles».
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