|
Biodiversité
Evolution du paysage
Gestion des dangers naturels
Utilisation durable
Ecosystèmes forestiers
Unités de recherche
Programmes de recherche
Zoom avant
Personnel
Organisation
Mission et tâches du WSL
Historique
Offres d’emploi
Contact
L’emballement du moteur climatique dans l’Atlantique a réchauffé l’Europe médiévale
Des chercheurs de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL à Birmensdorf démontrent dans le dernier numéro de la revue Science que l’oscillation nord-atlantique (ONA) a réchauffé le climat médiéval de l’Europe. Au Moyen-Âge, le climat européen était comparable à celui que nous connaissons aujourd’hui. Son étude permettra donc de mieux distinguer la part actuelle des variations climatiques d’origine naturelle de celle des variations d’origine humaine. L’oscillation nord-atlantique (ONA, ou North Atlantic Oscillation, NAO, en anglais) est un phénomène météorologique qui influence fortement le climat européen, entraînant des hivers tantôt doux et humides (indice ONA positif), tantôt froids et secs (indice ONA négatif). En collaboration avec des scientifiques basés en Angleterre, au Pays de Galles et aux Etats-Unis, de chercheurs du WSL ont comparé les cernes de croissance de cèdres millénaires au Maroc avec ceux de stalagmites en Ecosse. Ils ont ainsi pu reconstituer jusqu’au XIème siècle les indices annuels ONA, c’est-à-dire la différence de pression atmosphérique entre l'anticyclone des Açores et la dépression d'Islande. Cette série d’indices recouvre pour la première fois l’optimum climatique médiéval, une période du Moyen-Âge dont les mécanismes climatiques sont encore mal compris. En comparant ces indices ONA avec des simulations numériques du climat, les chercheurs ont analysé les températures, les précipitations et les vitesses du vent pour toute l’Europe au cours du dernier millénaire et ont testé la fiabilité de leurs résultats. Cette étude révèle qu’entre 1000 et 1400 de notre ère, les indices ONA ont atteint des valeurs positives historiques. Les vents tièdes en provenance de l’océan Atlantique circulaient en hiver entre ces deux régions, réchauffant au passage le continent européen. Le climat médiéval étant très similaire à celui que nous connaissons actuellement, son étude permettra de mieux distinguer la part des variations climatiques d’origine naturelle de celle des variations d’origine humaine. D’après Valérie Trouet, chercheuse au WSL, les effets de l’ONA observés ces dernières années sont relativement faibles et de courte durée par comparaison avec ceux du Moyen-Âge. Ces travaux montrent ainsi que le climat a connu de fortes fluctuations bien avant que les activités humaines ne libèrent en grande quantité des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Les causes naturelles ne doivent donc pas être négligées dans les recherches sur les futurs changements climatiques. LiensMatériel iconographique
Contact |