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Programme de recherche « Extremes » 2021-2024

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Les extrêmes seront la « nouvelle normalité » dans un avenir proche. Sous l’effet de la mondialisation et du changement climatique, la fréquence et la gravité des événements extrêmes devraient augmenter au cours des prochaines décennies. Si certains impacts peuvent être bien anticipés, d’autres conséquences sur l’environnement et la société sont encore peu claires.

 

Le programme « Extremes » du WSL (2021-2024) encourage la recherche interdisciplinaire et transdisciplinaire afin de doter les décisionnaires suisses d’outils et de stratégies d’adaptation appropriés pour faire face aux futurs extrêmes.

 

Cette initiative stratégique du WSL bénéficiera d’un total de 4 millions de francs pour 5 à 8 projets internes (environ 400 000 à 700 000 de francs par projet). Une grande importance est accordée à l’élaboration conjointe de connaissances avec des praticiens de différents secteurs.

Vous êtes un praticien et souhaitez en savoir plus ou vous impliquer activement ? Consultez la « Fiche d’information pour les parties prenantes » et prenez contact avec nous !

Dates

23/4/2021Date limite de soumission des projets
25/6/2021Décision sur le financement des projets
1/9/2021Début des projets
Automne 2021Ateliers de synthèse, atelier sur la politique et la gestion des données FAIR, etc.
 

Penser l’impensable

Le programme « Extremes » se concentre sur les événements qui se produisent plutôt rarement et irrégulièrement, mais qui peuvent néanmoins avoir un impact énorme sur l’environnement et la société. Il traite donc d’effets pour lesquels nous n’avons que peu ou pas d’expérience. Si nous avons une compréhension générale de l’impact de chaque facteur pris individuellement, par exemple celui de la sécheresse estivale sur les débits des rivières, notre connaissance du déroulement, des conséquences spécifiques, des perturbations qu’elles engendrent et de leurs répercussions sociétales est plus limitée. La plupart des évaluations de ces impacts reposent sur une extrapolation linéaire des facteurs connus, même dans des conditions extrêmes. Cette approche ne rend compte que de manière incomplète des processus sous-jacents. En réalité, l’impact des phénomènes extrêmes découle le plus souvent de changements brusques, combinés ou en interaction, et se concrétise souvent par un comportement non linéaire et des points de basculement. L’objectif de ce programme est de penser et de planifier l’impensable en prévision d’événements plutôt rares, extrêmes et graves.

 

Penser les solutions

Ces dernières années ont eu lieu plusieurs événements, déclenchés par des facteurs individuels ou en interaction, qui ont eu un impact dramatique sur l’environnement et la société, comme la sécheresse prolongée et la canicule de l’été 2018. Les conséquences de tels phénomènes constituent un défi particulier pour les populations touchées, car celles-ci ne peuvent pas simplement s’appuyer sur l’expérience acquise pour les éviter ou les atténuer. Si des points de basculement sont atteints ou si les évolutions ne sont pas linéaires, l’expérience pratique fait souvent défaut. La communauté scientifique est donc invitée à soutenir les acteurs de la pratique à l’échelle nationale et régionale avec des connaissances actualisées, des prévisions, des projections ou des systèmes d’alerte précoce pour faire face à l’avenir aux impacts extrêmes. En outre, il est nécessaire de disposer d’outils, de bonnes pratiques, de lignes directrices, de solutions concrètes et d’inputs pour les stratégies d’adaptation afin d’atténuer, de gérer ou, globalement, de mieux répondre aux extrêmes futurs.

 

Penser ensemble

Le programme « Extremes » est interdisciplinaire et transdisciplinaire. La complexité du sujet ne peut être abordée que dans un effort conjoint avec des acteurs de la pratique et de la mise en œuvre.

Contactez-nous pour nous faire part de vos réflexions et participer à la discussion. Penser ensemble, c’est mieux !