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Welche Energiewende wollen wir?

Auteurs
Année de parution
2016
Taille
3 pages
Citation:

Kittl, B., 2016: Welche Energiewende wollen wir?. WSL-Magazin Diagonal, 2-4.

 

Quelle transition énergétique voulons-nous?

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima, tout s’est soudain accéléré: le Conseil fédéral a élaboré la Stratégie énergétique 2050 qui a scellé la sortie du nucléaire, le Parlement l’a ensuite approuvée. Les cinq centrales nucléaires suisses produisent actuellement environ 26 térawatt­heures (TWh) d’électricité par an, soit à peu près 40 % de la production suisse d’électricité. Le Conseil fédéral veut compenser le manque à venir par des économies et des énergies
alternatives, en particulier des sources d’énergie non fossiles. Afin d’atteindre les objectifs d’ici 2050, il
faudrait construire quelque 110 kilomètres carrés d’installations photo­­voltaïques – soit deux tiers de la surface du Liechtenstein –, plus de 1000 nouvelles éoliennes et au moins une douzaine d’installations géothermiques. Un projet intergénérationnel.

Peu de recherches sur les répercussions

La Confédération a reconnu la nécessité de connaissances supplémentaires pour assurer la réussite de la transition énergétique. À cet effet, elle a investi environ 250 millions de francs dans la recherche énergétique entre 2013 et 2016. Sept centres de compétences, deux programmes nationaux de recherche (PNR 70 et 71) et 24 chaires d’enseignement se focalisent depuis sur les nouvelles technologies énergétiques, la transformation des réseaux électriques ou les questions économiques et juridiques. Des chercheurs du WSL sont également actifs dans trois des centres de compétences ainsi que dans les PNR.
Vu la taille majeure de l’investissement, il est judicieux d’envisager les risques et conflits potentiels de la transition énergétique et de savoir si les ressources en bois, en vent, en soleil et en eau seront suffisantes. C’est dans ce but que le WSL et l’Eawag ont lancé le programme de recherche «Energy Change Impact» (recherche sur l’impact de la transition climatique) en 2014. D’ici à 2016, le Conseil des EPF leur a octroyé 1,5 million de francs venu du budget de la recherche énergétique.

Prendre des décisions éclairées

L’objectif du programme consiste à montrer aux citoyens, à l’État et aux entreprises les conditions cadres dans lesquelles la transformation du système énergétique aura lieu. Différents projets du WSL explorent par exemple le potentiel des sources d’énergie alternatives. Y a-t-il – sur fond de réchauffement climatique – suffisamment d’eau pour les nouvelles centrales hydroélectriques? De quelles réserves de bois disposent les forêts selon les différents scénarios d’exploitation? D’autres projets étudient les conséquences des technologies sur l’environnement, l’économie et la société, qu’elles soient positives ou négatives. Ainsi, alors que les pôles économiques régionaux profitent de la production de bois-énergie, la biodiversité en forêt pourrait, selon le type d’exploitation, en souffrir, ou au contraire augmenter – en présence d’aménagements intelligents.
«Le choix des technologies et la façon de les promouvoir devraient avoir lieu en connaissant leurs répercussions sur l’environnement et la société», souligne Christoph Hegg, Directeur adjoint du WSL. Seuls quelques rares projets sont financés par la Confédération sur la base de cette approche, déplore-t-il. Le programme «Energy Change Impact» donne une impulsion dans ce sens. Le financement complémentaire s’achève toutefois en 2017. Par la suite, le WSL devra entièrement soutenir ses projets par ses propres moyens ou acquérir des fonds de tiers extérieurs. Or, ces moyens financiers permettraient à la recherche sur l’impact d’agir préventivement et de réduire ainsi les risques. Le programme «Energy Change Impact» ouvre de petites fenêtres sur l’avenir qui donnent à voir aux acteurs de la politique et à la société différents chemins possibles vers la transition énergétique. Afin d’aller dans la direction souhaitée en toute connaissance de cause. (Beate Kittl, Diagonale 2/16)