Le réseau de réserves couvre la Suisse de façon relativement équilibrée, l’accent étant mis sur les Alpes (Figure 1). Il permet d’émettre des énoncés sur les groupes d’associations végétales à vaste répartition, groupes que la phytosociologie a définis pour la forêt suisse (Tableau 1). Ceux où la forêt est exploitée – en dehors des réserves – et ceux pour lesquels la Suisse a une responsabilité élevée dans le contexte international sont en particulier objets d’étude. Nous avons privilégié les réserves qui disposent de séries de données sur l’évolution de la forêt. Nous n'avons pas pris en compte celles présentant une mosaïque d’associations végétales fortement différenciées car elles sont difficiles à suivre. Nous avons mené un suivi intensif dans 15 réserves.
Aperçu des levés menées dans les réserves forestières naturelles (tableau 1)
En italique: Réserves au sein desquelles l’ETH Zurich n’a effectué aucun suivi à ce jour.
Le "groupement végétal" désigne le grand groupe d’associations végétales que le suivi saisira principalement dans une réserve, avec Pinm = forêts de pins de montagne, Hê = hêtraies, Pe = pessières, Pin = pinèdes, Pe-Sa = pessières – sapinières, Mél-Aro = forêts de mélèzes et d’arolles, Hê-Sa = hêtraies à sapin, Au = autres forêts.
a = seulement surface des réserves forestières naturelles, sans réserves forestières particulières.
b = les réserves avec un suivi dans plusieurs