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1,5 million de francs suisses pour la recherche cryosphérique en Asie centrale

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Alors que les glaciers régressent dans le monde entier, ceux des montagnes du Pamir en Asie centrale affichent moins de signes de changement. Avec d’autres composants de la cryosphère (manteau neigeux et pergélisol), ils constituent des inconnues essentielles pour l’évaluation des changements de débits et des dangers naturels futurs. Au cours des quatre prochaines années, un consortium dirigé par l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL et l’Université de Fribourg étudiera de manière approfondie cet environnement unique. L’Institut polaire suisse (Swiss Polar Institute, SPI) a attribué 1,5 million de francs à cette initiative phare.

 

Une deuxième initiative phare de l'ISP, GreenFjord, est également dotée de 1,5 million de francs. Elle est dirigée par l'EPFL, avec la participation de Loïc Pellissier du WSL. L'initiative étudiera l'impact du changement climatique sur les fjords du Groenland et la manière dont les perturbations de ces écosystèmes affectent la biodiversité et les moyens de subsistance des communautés locales. https://swisspolar.ch/2021/12/the-first-spi-flagship-initiatives-have-been-selected/

 

 

Situées à la jonction des chaînes du Tien Shan et du Karakoram, les montagnes du Pamir en Asie centrale occupent une superficie de quelque 120 000 km², dont environ un dixième est couvert de glaciers. Ceux-ci, contrairement à la plupart de leurs semblables d’Asie et du monde, n’ont subi que peu d’évolution de masse au cours des 20 dernières années. Mais à moyen terme, le changement climatique les menace également, alors qu’ils alimentent le bassin de l’Amou-Daria. Ce château d’eau important pourrait être particulièrement vulnérable au futur climat.

Dans le cadre de l’initiative phare du SPI, plus de 30 chercheurs suisses vont étudier le mystère de l’anomalie glaciaire dans cette région, pour laquelle peu de mesures sont disponibles depuis l’effondrement de l’Union soviétique. Six sous-projets vont permettre aux scientifiques de se pencher sur les évolutions de la neige, des glaciers et du pergélisol, leurs conséquences sur le débit des rivières et l’écologie, ainsi que sur les dangers naturels. Une autre action visera à reconstituer les recherches glaciaires soviétiques dans cette contrée, garantissant de cette manière un historique essentiel pour les questions contemporaines. Une carotte de glace prélevée à haute altitude documentera le climat passé de la région, tandis que des stations météorologiques enregistreront les conditions actuelles.

Ces études sur site, qui s’étaleront sur les quatre prochaines années, fourniront des données cruciales pour la modélisation des masses de glace et de l’eau qui s’en écoulera à l’avenir. « En raison de la fin imminente de l’anomalie du Pamir-Karakoram, il s’agit d’une tâche urgente à mettre en œuvre », déclare Francesca Pellicciotti, co-responsable de l’étude au WSL.

Note aux médias: l'événement officiel de lancement de l'initiative phare PAMIR aura lieu en mars. Nous informerons les médias en temps utile.

 

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